jeudi 22 octobre 2009

Histoire pour le groupe C et mes neveux et nièces

Je vous avais dit que je continuerais mes histoires abracadabrantes. Eh bien, j’en ai une bonne. Au mois d’août, nous sommes partis toute la famille pour trois jours à Nyanga, une région montagneuse du Zimbabwe. C’est à 3-4 heures de route de l’endroit où nous habitons.
Ouverture d’une parenthèse (
Je sais, 3 à 4 heures n’est pas très précis, mais les routes ont une voie dans chaque sens, donc quand tu es pris à suivre un pick-up lambineux, la route est plus longue. En fait, la route n’est pas réellement plus longue, elle a le même nombre de kilomètres, ça prend juste plus de temps à parcourir. Il faut dire que le pick-up lambineux a raison d’être lent car il transporte entre 12 et 18 personnes dans sa boîte arrière, c’est lourd!
Fermeture de la parenthèse)
Nous restons donc à Nyanga dans un hôtel. Nous avons une petite maisonnette pour nous avec vue sur les montagnes et la savane. Là-bas, il y a plusieurs activités offertes. Le premier jour, nous sommes partis en jeep avec un guide dans la savane pour voir les animaux. On en a vu plusieurs, girafes, zèbres, impalas, gnous et d’autres sortes d’antilopes. Le deuxième jour, nous partons à cheval dans la savane pour voir des animaux. C’est encore plus trippant car on peut vraiment s’approcher des animaux. Si vous voulez voir des photos, il y en a sur notre blogue. Le troisième jour, toute ma famille décide de refaire l’activité en jeep car cette fois-ci, ils arrêteront sur le haut d’un rocher pour faire un feu, manger des guimauves et regarder le coucher du soleil.
J’ouvre une parenthèse(
Ici on ne trouve pas des guimauves blancs à la vanille comme au Québec. Il y a des guimauves au chocolat, au kiwi, à la papaye. Jusqu’à maintenant, on a pris ceux au chocolat, je n’ai pas trop le goût d’essayer les autres.
Je ferme la parenthèse)
Moi, je ne veux pas trop retourner en jeep, je décide de faire du vélo de montagne, l’hôtel en prête. Étant donné que je n’ai pas le droit de me promener seule dans la savane à cause des animaux sauvages, je décide de suivre le jeep. Ça va me faire un bon entraînement. De toute façon, le jeep ne va vraiment pas vite car les routes de terres sont pleines de trous et il arrête souvent pour que les gens prennent des photos des animaux. Je pars donc derrière le jeep. MAUVAISE IDÉE! Je reçois toute la boucane sur moi et j’ai de la misère à respirer tellement ça pue.
J’ouvre une parenthèse(
Les autos qui fonctionnent au diesel font de la boucane noire, le jeep fonctionne au diesel.
Je ferme la parenthèse)
Le jeep et moi jouons donc à la tag car parfois je suis devant et parfois il me dépasse et ainsi de suite jusqu’au moment où il monte une côte et que mon vélo décide de flancher. La chaîne est prise dans le dérailleur (un peu comme ce qui arrivait à Christopher dans le projet vélo à Zoé lors de notre sortie). Je débarque du vélo, je cours à côté en le poussant pour ne pas prendre trop de retard sur le jeep. J’arrive en haut, la route se sépare en deux et je ne vois pas le jeep. Je prends la gauche. Je marche, je marche, je ne vois toujours pas le jeep. PROBLÈME. Je suis au beau milieu de la savane à environ 2 kilomètres de l’hôtel avec un vélo qui ne fonctionne pas. Je suis sur une route à moitié route, c’est-à-dire qu’il y a des traces mais entre les deux traces pour les roues, l’herbe est de ma grandeur. Il peut donc il y avoir un guépard à un mètre de moi sans que je le sache. LA JOIE!
Je m’oriente rapidement et je vois la route principale un peu plus bas. Celle-là est une route de terre sans herbages. Je pique à travers le champ pour m’y rendre. Je marche donc sur des roches et à travers l’herbage. Je suis certaine que je vais me faire mordre par un serpent. Rendue sur la route, il y a un guide de l’hôtel qui revient d’une randonnée à vélo avec deux clients. Il me propose de réparer ma chaîne. Après quelques minutes, je repars. Pourquoi ne pas me rendre directement à l’hôtel? Ma famille est dans le jeep, en ce moment ils doivent plutôt me chercher que chercher des animaux. Je suis certaine qu’ils sont très inquiets. Je veux donc aller les rejoindre sur le rocher où ils feront le feu. Je sais où il se trouve. Plutôt, je croyais savoir...
Je repars donc avec un vélo réparé. 200m de faits et mes vitesses changent sans que je touche quoique ce soit. Mon vélo pilote automatique décide de se mettre en vitesse ultra forçante. Je dois utiliser toute mes forces pour faire tourner mes roues. Étant donné que je me sens plus sécure les pieds sur mes pédales et non par terre proche des serpents, je décide de forcer comme une débile pour avancer. Je monte, je monte vers le rocher, je passe à côté de 5 «Sable», un animal dans la famille des antilopes, mais assez gros et surtout avec des gros bois vraiment longs et pointus. (Je n’ai pas arrêté pour prendre une photo.) Je ne les regarde même pas et je pédale le plus vite possible au cas où ils décideraient de charger. J’arrive finalement au rocher, il n’y a personne. Je réalise que je ne suis pas sur le bon rocher, le bon est à environ à 300m. Un 300m qui ne se pédale pas, car ce sont des grosses roches et des buissons. Je remets donc mes pieds par terre pour marcher sur les roches, soulever mon vélo, passer à côté et sur les buissons avec la peur de réveiller tous les serpents du monde. Mon entraînement, je l’ai fait! Ouf, le bon rocher! Il n’y a encore personne, mais je sais qu’ils arriveront bientôt, ils ont peut-être fait des détours à ma recherche. Andrew est peut-être pris dans le jeep avec trois enfants qui pleurent à la recherche de leur maman.
Dix minutes plus tard, le jeep arrive, personne ne pleure, tout le monde est souriant. Je suis presque insultée, est-ce qu’ils se sont inquiétés de moi une seule seconde? Pas vraiment, ils me disent qu’ils savaient que je me débrouillerais…
Finalement, le guide fait un gros feu de joie, on mange des guimauves, on boit du chocolat chaud et on regarde le super coucher du soleil.
Lorsque le temps vient pour retourner à l’hôtel, il fait noir. Étant donné que je suis très débrouillarde, je décide d’accrocher le vélo au jeep et de retourner assise confortablement dans celui-ci. Je ne voulais pas déranger les serpents pour leur début de nuit!

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