jeudi 17 septembre 2009

Les enfants et l’école




Voici quelques photos de la première journée d’école des enfants, le 4 août. La petite fille qui est avec eux sur la photo est Rebecca. C’est la fille de Pauline, notre domestique et nounou. Elle a huit ans. Ici, les écoles locales ont 3 mois d’école, 1 mois de congé. Il y a 3 trimestres dans l’année. Franchement, je trouve ça génial comme idée d’horaire. Notre école fonctionne plus avec le calendrier nord-américain.
Bon alors, les enfants ont commencé l’école de 4 août. L’école commence à 7h30. Simon termine à 11h45 tandis que Victor et Zoé terminent à 2h. Dans la classe de Simon, il y a 14 enfants dont 10 garçons. Son enseignante s’appelle Ms Gayle. C’est une Zimbabwéenne blanche, elle a vraiment un accent de la place qui ressemble à l’accent britannique. Il y a aussi l’assistante Ms Sally qui est Zimbabwéenne noire (comme toutes les assistantes). Les deux premières semaines, Simon pleurait à tous les matins au moment de la séparation, mais ses journées se passaient bien. Il aimerait mieux que ses parents viennent le chercher à 11h45 au lieu de Pauline, mais maintenant il est habitué. Nous ne voyons pas vraiment son progrès en anglais, car à la maison, il refuse de dire quoi que ce soit en anglais. Son enseignante me dit qu’il parle de plus en plus à tous les jours. En après-midi, il est à la maison avec Pauline. Ils jouent avec les enfants derrière, donc il apprend aussi le Shona (langue des Zimbabwéens noirs).
Pour Victor, l’adaptation a été instantanée. Il nage dans l’anglais comme un poisson dans l’eau. Il n’a pas peur de prendre des risques en parlant. Il sera à surveiller au niveau du français car il a tendance à vouloir nous parler en anglais. Son enseignante est Ms Cumpston, elle est américaine et l’assistante est Ms Pamela. Ils sont 9 dans sa classe. Il est très heureux à l’école. La maternelle ici est un mélange de maternelle québécoise et de 1ère année du Québec. Les enfants apprennent à lire. Victor a donc des mots étiquettes à apprendre à tous les soirs, des livres à lire et des nombres à connaître et à écrire. Disons qu’on ne s’attendait pas à ça. Il est très motivé, donc ça se passe bien.
Zoé est dans la classe à côté de la mienne. Ils sont 19 élèves. Son enseignante est Ms James, une Zimbabwéenne noire (je crois que c’est la seule à l’école) et l’assistante est Ms Chanakira. Jusqu’en 2e année, chaque prof a son assistante mais à partir de la 3e année, il y a une assistante pour 2 profs. À tous les jours, elle sort de la classe pour aller travailler son anglais avec une autre enseignante. Elle progresse très bien, mais elle est parfois gênée devant les autres pour parler.
Nous aurons donc 3 enfants qui parlent anglais avec 3 accents différents!
Pour ma part, j’ai maintenant 19 élèves (j’ai commencé l’année avec 16). C’est un bon groupe, il n’y a pas vraiment de problèmes au niveau du comportement. J’ai quelques élèves en difficulté d’apprentissage, l’orthopédagogue les voit 2 fois par semaine et il vient aussi une période dans ma classe. Je m’adapte à enseigner en anglais. Je suis très libre dans le choix du matériel que je peux utiliser. Pour la plupart des enfants, l’anglais est leur deuxième ou troisième langue donc ils comprennent quand je ne trouve pas le mot exact que je veux dire. Je n’ai pas hâte de faire les bulletins, être spécifique dans les commentaires sera un gros défi pour moi.
Pour Andrew, il a déjà écrit à ce sujet...

dimanche 13 septembre 2009

Conduite à gauche

Andrew s’est adapté très facilement pour la conduite. Il y a plusieurs dos d’âne dans les rues, le problème c’est qu’ils ne sont pas très voyants. Disons que les enfants revolaient pas mal en arrière les premiers jours. Simon et Victor adorent les «speedbump». On vient qu’on connaît ceux de notre quartier. Aussi, on a un livre des cartes d’Harare, les dos d’âne y sont indiqués dessus. Conduire la nuit est plus difficile. Il n'y a aucun lampadaire, il n’y a pas de trottoirs, il y a beaucoup de piétons et ils sont noirs. Disons qu’on les voit à la dernière minute.
Pour ma part, après une dizaine de jours, j’ai décidé d’essayer. Franchement, il n’y a pas grand changement. La seule chose, c’est que je pars mes essuie-glaces au lieu de mettre mes clignotants. Le bras de vitesse à gauche n’est pas plus difficile qu’à droite. Les ronds-points sont communs ici, mais encore là, on s’habitue très vite.
Les routes sont correctes. Pour la majorité, elles sont en bon état mais quand tu tombes sur une rue avec des nids de poules, ceux du Québec sont des nids de souris! Tu zigzagues pour les éviter, mais parfois c’est impossible tellement ils sont gros. Jusqu'à maintenant, notre camion va très bien. On hésite parfois à changer pour un 4x4. Ici, c’est un bon temps pour acheter des voitures, mais vendre est très difficile. À tous ceux qui ont des 4x4 au Québec, ici ils seraient utiles. Des routes de terre, on en a des vraies ici, ce ne sont pas nos chemins forestiers luxueux du Québec. Au mois d’octobre, on s’en va à un endroit où on a 2 heures de route de terre à faire, sans 4x4! Disons qu’ils ne sont pas très nivelés, et ce n’est même pas encore la saison des pluies!