Le souper de Noël en septembre au Zimbabwe, c'est la vérité!
Depuis l'an passé, nous sommes quelques couples d'amis qui se réunissent pour des soupers thématiques. C'était donc à notre tour de recevoir le monde. Nous avons préparé un souper traditionnel québécois. Pendant mon passage au Québec, j'ai pris les recettes de mes parents pour commencer à planifier le tout. À mon arrivée au Zimbabwe, je vais voir à ma boucherie pour commander la viande.
Premièrement, les pattes de cochons pour le ragoût du même nom. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, donc j'écris à mon père qui m'explique que ce sont des petits morceaux de pattes mesurant 10 à 15 cm. D'accord, j'arrive à la boucherie pour prendre ma commande (on doit toujours commander d'avance pour des demandes inhabituelles). On me donne 4 pattes de cochons entières! Je suis un peu surprise et surtout songeuse de savoir comment ça va entrer dans mon chaudron. Je demande donc à les faire couper; impossible, pas d'électricité. En arrivant à la maison, Zoé était complètement dégoûtée par les pattes et n'osait plus ouvrir le congélateur. Finalement, un samedi matin, je me décide à faire le ragoût. J'ai encore le problème des grosses pattes, alors Andrew est allé cherher la scie à métal et les a coupées. Maintenant, je pouvais au moins en mettre dans le chaudron.
Deuxièmement, l'achat du veau haché pour les tourtières. La dame à la boucherie me dit que les veaux sont trop petits et ne passeront pas à l'abattoir pour encore 3 semaines. Je retarde alors ma date de souper à 3 semaines plus tard. Je me disais que je j'aurais le veau le plus frais. Finalement, les veaux étaient toujours trop petits (ici, ils ne les nourrissent pas aux hormones, ils suivent le rythme naturel de l'animal et non le rythme de l'industrie), donc pas de veau dans mes tourtières. J'ai pris du boeuf à la place.
A part ça, la recherche d'ingrédients s'est bien passée. J'ai trouvé, par chance, un jambon (on n'en trouve pas souvent). Mon menu a donc été composé de tourtières, pâtés au poulet, jambon au sirop d'érable (amené dans mes valises), ragoût de pattes de cochon, patates pilées et fèves vertes. Le tout a été délicieux! Le ragoût a été le coup de coeur.
En fin de soirée bien arrosée, Andrew a décidé de faire de la poutine. Alors, coupe les patates, prend un sachet de Gravy et prend du fromage mozarella et du gouda pour faire la poutine, 2e succès. C'est drôle de voir que les gens ne connaissent vraiment pas ça. Nos amis présents viennent des États-Unis (Californie, Washington et New Hampshire), du Zimbabwe, du Kenya et de la Pologne. Seulement ceux du New Hampshire connaissaient la poutine.
Bon appétit!
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